Lot 633:
Elisa BONAPARTE. 1777-1820. Sister of Napoleon.
Autograph letter signed to Count Fontanes. Pisa, November 11, 1810. 3 pp. ½ bi-leaflet in-8. Very beautiful letter in wh...
Autograph letter signed to Count Fontanes. Pisa, November 11, 1810. 3 pp. ½ bi-leaflet in-8. Very beautiful letter in which the princess encourages her to be diligent with the Emperor, then talking about the distribution of literature awards and the Arts in Italy. Elisa BONAPARTE. 1777-1820. Sœur de Napoléon. Lettre aut. signée au comte de Fontanes. Pise, 11 novembre 1810. 3 pp. ½ bi-feuillet in-8. Très belle lettre dans laquelle la princesse l’encourage à être assidu auprès de l’Empereur, puis l’entretenant longuement sur la distribution de prix de littérature et les Arts en Italie. (…) Plus on voit l’Empereur, plus il sçait apprécier ceux qui comme vous ont un dévouement réel à sa personne et à sa Gloire. Mais patience, ne vous laissés pas abattre et soyés toujours vous. Il est impossible que l’Empereur ne finisse par vous distinguer au milieu de ses courtisans (…). Elle lui parle longuement des prix récompensant les meilleurs ouvrages de l’année à Florence et en Italie. Si Paris s’occupe des prix décennaux, Nous commençons à occuper Florence et l’Italie de ceux que nous devons donner tous les ans. Elle propose de récompenser l’ouvrage de Micali, L’Italie avant les Romains, dont on dit un bien infini ; elle va encore distribuer deux prix de poésies, dont un pour un poëme de Rosini, professeur d’éloquence à l’Académie de Pise, Les Noces de Jupiter et de Latonne. L’ouvrage est décrit avec pureté, il manque d’invention, et en français, il choquerait les biens-censés. Mais en Italie, nous ne sommes pas si délicat ; l’inceste qui répugne à nos mœurs, à notre éducation, n’effraie pas autant les Italiens (… …). Elle ajoute plus loin : Ce que je vous écris est confidentiel et tout à fait pour vous, car je suis presque juge de ses prix, et on me ferait une guerre à mort si je ne partageais pas l’opinion de l’aréopage de l’ancienne Athènes. Car nous sommes à Florence le régulateur du bon goût, et nos arrêts ne peuvent être révoqués. Franchement, l’ouvrage de Micali méritait seul le prix et il ne devait pas être partagés. Mais le jury a trouvé qu’il ne pensait pas comme la Genèse et qu’il croyait que le monde pouvait bien être créer avant Adam. Cette hérésie lui a mérité le blâme de notre académie (… …).