Lot 539:
Charles Maurice de TALLEYRAND. 1754-1838.
Bishop of Autun, politician, diplomat. Autograph letter to Moreau de Saint-Mery in Philadelphia. New York, November 2, 1...
Bishop of Autun, politician, diplomat. Autograph letter to Moreau de Saint-Mery in Philadelphia. New York, November 2, 1795. 1 pp. ½ bi-folio large in-4, address on reverse, postmark "N-York-nov-2". Magnificent letter from Talleyrand in exile in the United States, announcing his removal from the list of Emigrants and rejoicing in the political situation in France. Provenance: From the Collection of Michel Poniatowski. Charles-Maurice de TALLEYRAND. 1754-1838. Evêque d’Autun, homme politique, diplomate. Lettre autographe à Moreau de Saint-Méry, à Philadelphie. New-York, 2 novembre 1795. 1 pp. ½ bi-feuillet grand in-4, adresse au verso, marque postale «N-York-nov-2 ». Magnifique lettre de Talleyrand en exil aux Etats-Unis, annonçant sa radiation de la liste des Emigrés et se réjouissant de la situation politique en France. Il remercie son ami libraire de l’envoi du journal qui m’apprend que je ne suis plus émigré. Par les derniers bâtiments, j’ai reçu des lettres de France en assez grand nombre (…). Voici ce que la lecture bien attentive que j’en ai faite me laisse dans l’esprit. L’opinion publique est meilleure que le gouvernement et semble forcer au bien de la même manière qu’elle nous a si souvent forcés au mal. Il existe de la liberté, et pour les hommes raisonnables, il y a de la tranquillité, mais je ne vois pas encore ce qui en garantit la durée. Cependant, l’influence des propriétaires parait chaque jour croissante, et avec leur secours, on pourra se trainer quelques tems. Les Chouans, depuis la paix avec l’Espagne n’inquiètent plus personne ; on se croit sûr de les anéantir (…). Il a l’intention d’aller lui rendre visite à Philadelphie et lui apprend que leur « excellent ami Demeurier » retourne en France. J’espère qu’il arrivera dans un assez bon moment pour pouvoir se poser, et regarder sans être inquiété. Avec quinze jours de terre françoise, il saura bien où il en est, et les premières lettres que nous aurons de lui seront bien bonnes pour notre gouverne à tous (…). Provenance : De la Collection de Michel Poniatowski. Correspondance publiée par Poniatowski in Talleyrand aux Etats-Unis, p.538-540.