Lot 528:
Thérèse BENTZON. 1840-1907.
Pseud. of Marie-Thérèse de Solms-Blanc, woman of letters, translator. 5 autograph letters signed to the Comtesse de Beau...
Pseud. of Marie-Thérèse de Solms-Blanc, woman of letters, translator. 5 autograph letters signed to the Comtesse de Beaulaincourt. La Ferte, St. Petersburg, Theodorofka, (Moscow), circa 1900-1902. 4 pp. small in-4 and 26 pp. in-8. Interesting correspondence about Moscow and «little Russia» by Mrs. Bentzon, Sand’s friend, famous in his time as a translator and contributor to the Revue des Deux-Mondes. Pseud. de Marie-Thérèse de Solms – Blanc, femme de lettres, traductrice. 5 Lettre aut. signées à la Comtesse de Beaulaincourt. La Ferté, St-Pétersbourg, Théodorofka, (Moscou), circa 1900-1902. 4 pp. petit in-4 et 26 pp. in-8. Intéressante correspondance sur Moscou et la « petite Russie » par Mme Bentzon, amie de Sand, célèbre en son temps comme traductrice et collaboratrice à la Revue des Deux-Mondes. Mme Bentzon fait le récit auprès de la comtesse de Beaulaincourt fille du Maréchal de Castellane, de son périple de Saint-Pétersbourg à Moscou, et lui fait part de son projet de rencontrer Tolstoï. Ce témoignage rempli d’anecdotes notamment sur les mœurs dans les campagnes, sur l’Eglise russe, ou encore sur la cuisine, donne un aperçu des différentes publications que la femme de lettres consacrera à « la Petite Russie » en 1902-1903. A propos de Moscou ; (…) C’est la plus bizarre de toutes les villes, une espèce de village immense où les palais côtoient les cabanes, où tous les costumes et tous les types se donnent rendez-vous, où une espèce de muraille chinoise, crênelée, fortifiée, entoure et garde toutes les curiosités historiques de l’Empire. Un pays qui n’a jamais eu de révolution possède intacts les souvenirs du passé. Rien ne s’est jamais perdu des trésors du Kremlin. Toute l’histoire de Russie se déroule dans ces appartements (…). Elle avait pu en avoir un aperçu dans le drame de Tolstoï, Tzar Feodor. A St-Pétersbourg qui lui parait digne des grandes capitales européennes à l’instar de Paris et de Londres, elle a visité le musée de l’Ermitage mais malgré ses richesses artistiques, Pétersbourg lui parait bien « fade » à côté de Moscou. Elle est installée dans le somptueux palais du prince et de la princesse Hilkoff, décrit avec détails l’institution de la baronne de Thal, mentionne le baron de Gerschau, son ami Djoukovski, ainsi que les Montebello qu’elle n’a pu aller voir, etc. Sur la campagne de Théodorofka et les paysans de la « petite Russie » ; Ces gens sont artistes. Ils chantent, dansent, brodent à ravir, ils aiment la bonne chère et donnent à l’amour une place importante (…). Il ne s’ensuit pas de plus mauvaises mœurs qu’ailleurs, mais presque dès l’enfance, les filles ont des amoureux qu’elles retrouvent à la veillée, une institution bien curieuse (…). La famille couche pêle-mêle, vieux parents, enfants, jeunes mariés, sur des planches, près du poële au-dessous des Saintes Images, tout le monde habillé, fort sale par conséquent (…). Elle décrit le costume des femmes qui lui rappellent l’Orient et poursuit ses impressions sur l’Eglise orthodoxe et son clergé ; Le Pope est plus sale que tous ses paroissiens ensemble, mais beau comme un saint d’icone, avec des traits grecs, une maigreur ascétique (…). Les pauvres paysans après avoir adoré la Croix, baisent sa petite main dégoutante avec un respect qui ne s’adresse pas du tout en Russie à la personne de prêtre (il le mérite rarement), mais à son caractère sacré. Je ne crois pas qu’il existe ailleurs de foi plus ardente. Voir communier ces pauvres gens est un spectacle inoubliable (…). Combien les Popes pourraient les élever, les instruire au moyen de la religion, s’ils comprenaient leur tâche ! Mais dans ce pays, le clergé forme à peu près comme dans l’Inde, une caste à part. Le Saint ministère est une fonction remplie généralement de père en fils, avec beaucoup d’indifférence (…). Description de la cuisine russe avec plusieurs plats traditionnels : caviar d’aubergine, pastèque et melon de Perse, roti de lièvre à la crème aigre, préparation des canards, pirogui… Kwass ou thé en guise de boisson, etc. Rentrée en France, fait part de sa santé, de son déménagement de la place Victor Hugo, ou encore annonce son prochain passage à Acosta ; mention des différentes missions de son fils, Edouard Blanc (1858-1923), ingénieur des chemins de fer, explorateur-géographe, auprès des autorités de la Russie impériale, concernant la construction d’une voie ferrée et l’exploration des confins de la Sibérie. Les nouvelles d’Edouard sont exaltantes. Il partira pour la Sibérie avec le ministre des Travaux publics prince Khilkoff après le congrès de géologie qui va suivre les réceptions princières, présidentielles (…). La température l’a surpris ; il dégèle, la glace des rivières est à moitié fondue, une espèce de verglas couvre la campagne. C’est parait-il un faux dégel (…).
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