Lot 555:
Louise-Cordelia GREFFÜLHE. 1796-1847
Wife of Marshal de Castellane. 2 Letter to his son Henri de Castellane. At the Sources, June 1839, Paris, October 1839. ...
Wife of Marshal de Castellane. 2 Letter to his son Henri de Castellane. At the Sources, June 1839, Paris, October 1839. 8 pp. ½ in-4. Long and moving correspondence, on the visit of the Duchess de DINO to Reuil, often referring to Pauline, sharing her memories of traveling to Italy where her son is on a honeymoon, and especially her resentment on the extramarital life led by her daughter Sophie with Mr de Merionnec. Louise-Cordélia GREFFÜLHE. 1796-1847. Epouse du maréchal de Castellane. 2 L.A. à son fils Henri de Castellane. Aux Sources, juin 1839, Paris, octobre 1839. 8 pp. ½ in-4. Longue et émouvante correspondance, sur la visite de la duchesse de DINO à Reuil, évoquant souvent Pauline, partageant ses souvenirs de voyage en Italie où se trouve son fils en voyage de noces, et faisant surtout part de ses ressentiments sur la vie extraconjugale menée par sa fille Sophie avec Mr de Merionnec. Je viens de recevoir une très aimable lettre de vous, cher ami, datée de Parme. (…) elle avait été précédée d’une lettre de Genève qui m’avait excessivement blessée et fait passer des jours pleins d’amertume. Je m’étais laissée aller à vous écrire à Reuil une lettre en toute confiance, et vous y avez répondu par une lettre pédante, sèche, et j’ajouterai un mot trop doux, injuste. Il semblait que je calomniasse votre sœur, que je ne vous parlasse que de faits faux. Hélas, ce ne sont pas les faits qui sont faux, mais c’est le caractère de la pauvre malheureuse qui le devient. Hélas, la folle vie qu’elle mène rend inévitable ce mal au-dessus de tout mal, elle vous trompe comme elle croit nous tromper tous, et faible en sa présence, la bonté de votre cœur, votre profonde tendresse pour elle aime mieux repousser des choses qui vous accableraient à admettre. Au reste si je vous dis encore ces tristes paroles, ce seront les dernières. Mon plan, ma conduite à l’égard de votre sœur sera désormais opposée à celui que me ferait poursuivre les cris de ma conscience. (…) Je ne suis pas et ne serai jamais sa dupe un jour, et lorsqu’à son insu je pourrai atténuer le mal, je le ferai. Dernièrement elle a eu une fantaisie violente de venir s’amuser à Paris. Alors elle m’a écrit qu’elle voulait venir consulter son dentiste. Son mari l’a suivi sans croire à ce mal, au moins il le disait. A l’instant où je l’ai su seule à Paris, je suis partie pour y passer le même temps qu’elle, en lui cachant bien que ce fut elle qui m’y attira. Je lui avais écrite une lettre plus explicite que celle que je vous avais écrite, elle n’a rien niée et a été moins étonnée de faits qu’elle ne pouvait contredire. Quand à Dieppe, deux jours avant son départ, j’ai reçu une lettre de votre père qui me mandait qu’elle irait à Dieppe, où elle logerait et pourquoi elle y allait. Hélas, je ne sais qui fournit à sa police, mais cette police est trop bien informée. En effet, deux jours après, Sophie est venue me dire que M. Andral voulait impérieusement qu’elle alla à Dieppe parce que Reuil était malsain etc. Je dois vous dire que jamais Sophie n’a été mieux portante ni plus florissante de beauté, cela frappe tous les yeux et cela frappe les miens (…) On n’obtiendra pas de moi de donner mon approbation à des actions que je réprouve, mais je serai silencieuse et j’attendrai, j’attendrai en priant pour elle, mais j’attendrai en préservant sa sœur de cette insubordination, de cette violence de fantaisie qui en trois ans de temps a mené Sophie aux bords de semblables abîmes (…). Plus loin : Tout le monde me dit du bien de nous et de Pauline, depuis Florence jusqu’à Randan. Mad. Adelaïde s’en exprime de la manière la plus aimable (…).