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SAND (AURORE DUPIN, DITE GEORGE). 1804-1876
Dendrite watercolors. 1876 Aquarelles Dendrites. 1876.

2 original watercolors in color with “dendrite” effects, each on Bristol board, 15.8 x 24.2 cm and 15.5 x 23.5 cm, one of which has some foxing. Signed autograph signed by George Sand’s daughter, Aurore Sand, on the back of one of the two drawings: «Watercolor painted by George Sand in 1876 ...». Beautiful «dendrites» representing one a landscape of a castle with a waterfall on a background of mountains, and the other a green landscape of lake and river on a background of mountains. Famous for her novels, George Sand also practiced drawing and developed from 1860 the technique of «dendrite», which she also called «watercolor overwriting». Célèbre pour ses romans, George Sand pratiquait également le dessin et mis au point à partir de 1860 le procédé de la «dendrite», qu’elle appelait aussi «aquarelle à l’écrasage». 2 aquarelles originales en couleur avec effets de «dendrite», chacune sur bristol, 15,8 x 24,2 cm et 15,5 x 23,5 cm, dont une avec quelques rousseurs. Belles «dendrites» représentant l’une un paysage de châtel avec chute d’eau sur fond de montagnes, et l’autre un paysage verdoyant de lac et rivière sur fond de montagnes. Mention autographe signée de la fille de George Sand, Aurore Sand, au verso d’un des deux dessins: «Aquarelle peinte par George Sand en 1876...» «Je me sentais artiste» (George Sand à Théodore Desplanches, 1859). Ayant reçu une éducation soignée, elle se vit enseigner le dessin dès l’enfance comme un des arts d’agréments de la bonne société, mais le pratiqua ensuite toute sa vie, reprenant même des cours auprès du peintre Jules Decaudin en 1831 pour affermir sa technique du dessin mais aussi s’initier à l’aquarelle et probablement à la peinture à l’huile. Elle tira d’ailleurs de cette activité une grande part de ses revenus entre le moment de sa séparation avec son mari (1830) et son premier succès littéraire (1832): elle vendait alors notamment de petits bibelots ornés par ses soins, tabatières ou boîtes à gants dits « boîte de Spa » fort en vogue à cette époque. Au cours de sa vie, elle réalisa principalement des portraits et des paysages, employa toutes les techniques et découvrit en outre le procédé de la «dendrite». Amie de Delacroix, Fromentin ou Rousseau, auxquels elle consacra de belles pages critiques, elle émailla son oeuvre littéraire de références à la peinture. La «dendrite», invention de George Sand. Au début des années 1860, se passionnant avec sa maisonnée pour la minéralogie, George Sand en était venue à dessiner les faces brisées des échantillons de pierres qu’elle recueillait. La force suggestive de ses représentations l’amena à mettre au point une technique personnelle pour en inventer de nouvelles, imaginaires : elle déposait de l’aquarelle sur une feuille, appliquait puis ôtait une seconde feuille, ajoutant parfois quelques taches d’aquarelle, et obtenait un résultat rappelant la beauté des pierres brisées, notamment celles renfermant des feuillages fossiles. Après une interruption vers 1865, George Sand repris ses travaux de dendrite vers 1873 et ne les cessa plus jusqu’à sa mort en 1876. Ayant nommé d’abord cette technique «aquarelle à l’écrasage», elle employa finalement le terme de «dendrite», emprunté au vocabulaire minéralogique et désignant, selon Littré auquel Sand renvoyait à ce sujet: «pierre arborisée» (portant un motif ressemblant à un arbre), ou le motif lui-même, ou encore un arbre fossile. C’est lors de cette seconde période que George Sand pris l’habitude de compléter à sa fantaisie ses dendrites par des motifs figuratifs, ciels ou montagnes aquarellées, ruines, silhouettes de ses petites filles... Se laissant porter par les hasards de l’imagination, elle renouait dans sa vieillesse avec ses visions d’enfance.