EMMANUEL DE LAS CASES (1766-1842) Lettre signée à la princesse Élisa Bonaparte à Trieste. Francfort, 2 avril 1819.

Lot 63
Sold
2 p. 1/2 in-4, adresse au dos. Petite déchirure due à l’ouverture avec atteinte à un mot. Joint, attache au second Feuillet, la copie manuscrite le la note de Napoleon Ier évoquée ci-dessus par Las Cases : ' J’ai reçu du docteur O’Meara... livres sterling qu’il m’a prêtées pour subvenir à mes besoins en 1816. Je prie... de les lui faire rembourser, s’il a besoin de fonds en Amérique. Enfin, je prie Las Cases de veiller que d’une manière ou d’autre cette dette soit acquittée. 3 janvier 1818. Signé Napoléon. Je prie mes parens et amis d’assister le docteur O’Meara pour tous ses intérêts personnels, de croire tout ce qu’il leur dira, relativement à la position où je me trouve, et aux sentimens que je conserve. Signé Napoléon. S’il voit ma bonne Louise [l’Imperatrice Marie-Louise], Je le prie de permettre qui’l lui baise la main. Signé Napoléon. Le 25 juillet 1818'. Emmanuel-Auguste-Dieudonné, comte de Las Cases (1766-1842) – historien français. Chambellan et mémorialiste de Napoléon Ier. Ancien conseiller d’État et chambellan de Napoléon Ier, il fut choisi pour accompagner celui-ci en exil. D’un commerce facile, Las Cases fut un des interlocuteurs privilégiés de l’empereur et consigna par écrit leurs entretiens du 20 juin 1815 au 25 novembre 1816. Il fut arrêté le lendemain de cette dernière séance, sur ordre du gouverneur de l’île, Hudson Lowe : celui-ci lui reprochait d’avoir tenté de faire partir une lettre clandestine dénonçant les conditions de détention de Napoléon Ier, et lui fit confisquer ses papiers. Le 30 décembre 1816, Las Cases fut expulsé de l’île vers la colonie anglaise du Cap, puis rapatrié en Europe en novembre 1817 : refoulé d’Angleterre (où on lui confisqua de nouveau des papiers), refusé par la France et les Pays-Bas, il trouva refuge en décembre 1817 dans la ville libre de Francfort, capitale de la Confédération germanique, grâce à la protection de l’ambassadeur autrichien. À partir de la deuxième moitié de 1818, Las Cases se fixerait dans le Grand-Duché de Bade où régnait l’époux de Stéphanie de Beauharnais, nièce de Joséphine. Durant son séjour en Allemagne, il servit activement d’officier de liaison entre Napoléon Ier et sa famille, engageant de nombreuses démarches pour réunir des fonds en faveur de l’exilé et pour rentrer en possession de ses propres manuscrits de Sainte-Hélène. Dès mars 1818, ayant récupéré ses papiers confisqués en Angleterre, il publia un pamphlet retentissant pour alerter l’Europe sur la situation de Napoléon Ier. Il donnerait en 1823 son Mémorial de Sainte-Hélène qui deviendrait le plus célèbre témoignage sur la captivité de l’empereur. Élisa Bonaparte, née Maria-Anna di Buonaparte (1777-1820) – princesse française et altesse impériale, princesse de Lucques et de Piombino (1805), grande-duchesse de Toscane (1809). L’aînée des trois sœurs de Napoléon.


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