Lot 703:
2 500 3 000

Autographed letter to Ekaterina (Katia) Dolgorouki. [n°41]. S.P. Saint Peter...

Beautiful love letter from the Tsar after an excessive “bingerles” night, recalling a journey with Katia in Paris. “I found you more radiant than ever, despite the dark marks under your eyes due to our long and delirious “bingerles” from last night. (…) What do you want? We are two wild creatures that cannot live without the other and that cannot resist seeing each other.” ALEXANDRE II. 1818-1881. Empereur de Russie. Magnifique lettre d’amour du Tsar après une nuit de «bingerles» et d’excès, évoquant encore son séjour à Paris avec Katia. Il écrit de suite après leur promenade en traineau de ce matin ; (…) Je t’ai trouvée de nouveau plus ravissante que jamais, malgré les traces que tes yeux portaient, de même que les miens, de nos «bingerles» délirants d’hier. Si tu te sens heureuse d’avoir été déraisonnable hier, comment veux-tu que moi je n’en suis pas heureux. [Passage du texte en russe]. Après t’avoir quitté sur la place, j’ai fait un seul tour à pied au jardin et à peine que je m’étais remis en traineau, je rencontrai Louise avec Michel (…). Je voulais déjà rentrer quand j’eus la délicieuse surprise de te voir aparaître en traineau (…). Mon mouchoir a du t’exprimer tout ce qui débordait de ce cœur qui t’appartient et qui ne respire que par toi. Que veux-tu. Nous sommes deux fous qui ne peuvent plus vivre l’un sans l’autre et qui ne peuvent pas ne pas profiter de toutes les occasions de se voir (…). Il doit se mettre à son travail et annonce qu’il ira ce soir à la fête de son Régiment des Lanciers. Le Tsar reprend sa lettre à 11h du soir : Je me suis reposé après dîner, tout en pensant à toi, mon Ange bien aimé, qui était pendant ce temps à l’église et priait pour nous. Hélas ! Pourquoi ne pouvons nous pas le faire ensemble comme à Paris [Alexandre II avait effectué une visite officielle en France ne juin 1867 ; c’est au cours de ce séjour qu’il échappa à une tentative d’assassinat. Le Tsar était reçu à l’Elysée tandis que sa maitresse était installée dans un hôtel discret de la rue Basse-du-Rempart. Elle pénétrait chaque soir à l’Elysée par une grille qui se trouve à l’angle de l’Avenue Gabriel et de l’Avenue Marigny. (Cf. Constantin de Grunwald, Le Tsar et son temps, Paris, 1963, pp. 215). Le souvenir de ces «10 jours de bonheur» est souvent évoqué dans leur correspondance]. Je rentre maintenant d’une petite promenade en traineau, comme j’ai l’habitude d’en faire toujours hivers et été (…). Je ne puis pas m’empêcher de penser toujours à notre heureux temps de Peterhof, où je volais ordinairement à 11h vers (Nikolovskoie [en russe]) pour avoir le bonheur de te rencontrer. Le Tsar achève l’évocation de ces doux souvenirs, par celui de cette lune de miel de (leur) amour en ce 13 juillet 1866, jour où Katia devînt sa maitresse.
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