Lot 553:
Duchess of Talleyrand and Sagan. 5 Autographed letters signed "Dsse de Dino" to Father Dupanloup. Important corresponden...
Duchess of Talleyrand and Sagan. 5 Autographed letters signed "Dsse de Dino" to Father Dupanloup. Important correspondence of the Duchess of Dino with her confessor, the year of the death of Talleyrand. Attached a correspondence from the Duchess who now takes the name of Talleyrand, mourning after the death of his uncle Talleyrand. Attached a letter from the Duchess of Talleyrand in 1841, on her refusal to publish documents of her uncle. [TALLEYRAND]. Dorothée princesse de Courlande duchesse de DINO. 1793-1862. Duchesse de Talleyrand et de Sagan. 5 Lettres aut. signées « Dsse de Dino » à l’abbé Dupanloup. (Paris), 30 janvier et 21mai 1838. 3 pp. ½ in-8 et 2 pp. ½ in-12 ; petite déchirure. Berlin, 12 mars 1838 & Rochecotte, 26 septembre 1838. 5 pp. et 4 pp. in-4, sur papier de deuil. DOCUMENT HISTORIQUE de première importance sur la publication des mémoires du « diable boiteux » TALEYRAND. Correspondance de la duchesse de Dino avec son confesseur, l’année du décès de Talleyrand. L’abbé Dupanloup avait été chargé par Mgr Quélen d’obtenir sur son lit de mort la rétractation de Talleyrand. 30 janvier : Quelques mois avant sa mort, Talleyrand désire recevoir l’abbé et faire sa connaissance. Permettez moi d’espérer (…) que vous n’avez pas d’objection à la proposition que je suis chargée de vous faire et que par mille motifs je vous conjure d’accepter, mon oncle qui nous a souvent entendu parler de vous, m’a depuis quelques tems, plusieurs fois manifesté le désir de faire cotre connaissance ; et tout dernièrement, il m’a chargé de vous prier de dîner chez lui mardi prochain (…) dans l’intimité de notre famille (…). Le 6 février est de plus le jour de ma fête (…). 21 mai 1838 : lettre de la duchesse, 3 jours après le décès de Talleyrand, offrant à l’abbé Dupanloup, la bible ayant appartenu à l’ex-évêque d’Autun : Voulez-vous bien (…) donner à l’ouvrage que voici une place dans votre pieuse retraite ! Chaque fois que vos studieuses recherches vous feront recourir aux Saintes Traditions, préférez je vous en prie, à toute autre Bible, celle qui sort d’une chambre que vous avez sanctifiée (…). Joint une lettre dans laquelle elle souhaite s’entretenir avec l’abbé, l’invitant à dîner. Joint une correspondance de la duchesse qui prend désormais le nom de Talleyrand, portant le deuil après la mort de son oncle Talleyrand. 12 août : Comment (…) vous avez eu le cœur de passer si près d’une de vos filles, d’une de vos amies les plus dévouées, sans venir les voir ! Ayez en quelques remords, car vous nous avez enlevé ainsi un plaisir, une consolation que notre vie retirée aurait doublement appréciée (…). La duchesse discute ensuite longuement d’un débat qui fait rage dans les journaux concernant la conversion de Talleyrand, la grande affaire dont le souvenir vous est sacré. Elle déplore tout ce qui est écrit et rapporté notamment dans les Débats et l’Ami de la religion ; (…) J’en ai écrit à Mgr de P lui disant que dans une chose de cette nature, les mots un à un étaient tous d’un poids extrême ; et qu’en les rapportant à peu près, on risquait de dénaturer les vues ou de donner de la trivialité à l’expression (…) Je croyais devoir exprimer le désir que Mgr voulait bien interdire les citations partielles aux journaux religieux (…). Elle fait part de son voyage en Suisse où elle prend le grand air avec sa fille Pauline. Mes plaisirs sont ceux de la promenade ; la vallée est charmante, arrosée, ombragée et peuplée d’églises, de chapelles, d’ex-voto (…). Elle envisage d’écrire ses souvenirs sous formes d’un petit récit des derniers jours de feu notre cher oncle (…) Cet écrit aura un prix d’affection pour mes enfants, peut-être aussi le mérite de répondre plus tard quand je ne serai plus (…). Comme point historique, c’est différent. La mémoire de mon oncle est trop intéressée à la vérité pour qu’elle ne se trouve pas consignée quelque part. Dans 30 ans, je désire qu’on joigne mes souvenirs aux Mémoires de Mr de T(alleyrand) (…). Une date aussi éloignée me justifiera d’avoir voulu par un récit imaginaire me laver des accusations contemporaines (…). Elle encourage l’abbé à lui confier des notes qu’il a sans doute écrites sur ces dernières conversations avec Talleyrand, ainsi que ses impressions et jugements sur l’ex-évêque et ministre. Rochecotte, 26 septembre : elle a reçu sa lettre, touchée qu’elle fût datée du 22 septembre jour de la St-Maurice ; elle aurait demandé de dire une messe en souvenir de celui qui, à ce nom de St-Maurice, a si humblement baissé sa tête mourante. Vous nous accorderez vos prières le 4 9bre à la St-Charles, autre patron invoqué à l’heure suprême avec foi et espérance (…). Elle annonce être prochainement à Paris ; Je désire en partant d’ici faire un détour de 13 lieues pour aller faire une prière au caveau mortuaire de Valençay et y entendre la messe dans la chapelle (…). Elle donne des nouvelles de sa fille Pauline Joint une lettre de la duchesse de Talleyrand en 1841, sur son refus de publier des documents de son oncle. (…) Le dossier que vous me demandez est à Paris. Car j’y laisse toujours mes papiers importans ; en les y déposant pendant mes absences en mains sûres. La clef de la malle qui les renferme est ici, mais à qui l’envoyer ? Par qui surtout faire faire la recherche de cette liasse jointe à tant d’autres papiers, pièces et correspondances (…). Sa santé fragile lui demande quelques ménagements l’interdisant de se presser ; Plus j’examine, plus je vois que le dérangement que cela causerait à certaines personnes avec lesquelles j’ai déjà assez de peine à bien vivre leur donnerait une humeur qui introduirait une difficulté de plus dans ma vie (…) et qui jetterait une gêne extrême dans mes rapports avec ce qui m’est le plus proche et le plus cher en ce monde (…) Elle se pose la question de savoir si elle doit retoucher l’intéressante publication que son correspondant prépare. Investie de toute la confiance de mon oncle, j’en dois compte à sa famille qui est la mienne (…). Avant toute publication, elle souhaite avoir un regard sur tout ce qui concerne Talleyrand, vû ma position intime et délicate avec le défunt (…). Sa responsabilité pèsera encore plus sur moi qui vous ai tant dit, tant écrit, tant montré que sur vous qui êtes dans une situation plus libre (…). Son désir est de retarder encore toute publication ; Depuis trois ans, l’intérêt et la curiosité se sont un peu refroidi. Quelques mois de plus trouveront les esprits dans les memes dispositions dans laquelle ils sont aujourd’huy et peut-être meilleure. Car le public est bien agité (…) Cette fièvre gagnée l’Europe entière (…). Laissez l’Europe se refroidir avant de s’occuper de celui qui y a tenue une si grande place (…). J’aurais attaché, vous le savez, le plus grand prix, dès 1838, à une publication de certaines pièces ; je suis sollicitée dès le jour même de l’enterrement de mon oncle. Mon autorité supérieure et toute puissante dans cette question s’y est refusée (…) Ces pièces se trouvent dans le corps d’un ouvrage qui réveillera beaucoup de passions et d’intérêts divers ; il faut ce me semble, ne les jetter dans le public qu’après avoir [pour me servir d’une expression de feu mon oncle] avoir fait la guerre aux mots un à un. Cette guerre-là vous l’avez faite, mais il faut que vous ayez encore la bonté de la faire avec moi (…). Etc.
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