Lot 551:
[Talleyrand]. Dorothea Princess of Courland Duchess of DINO. 1793-1862.
Duchess of Talleyrand and Sagan. Signed autograph letter "Dsse de Dino" to Mrs. Adelaide. London, December 18, 1830. 4 p...
Duchess of Talleyrand and Sagan. Signed autograph letter "Dsse de Dino" to Mrs. Adelaide. London, December 18, 1830. 4 pp. bi-sheet in-4. Interesting relationship of the Duchess of Dino who followed Talleyrand in his embassy in London, on the Belgian question and evoking a marriage project between Leopold and the daughter of King Louis-Philippe. [TALLEYRAND]. Dorothée princesse de Courlande duchesse de DINO. 1793-1862. Duchesse de Talleyrand et de Sagan. Lettre aut. signée « Dsse de Dino » à Mme Adélaïde. Londres, 18 décembre 1830. 4 pp. bi-feuillet in-4. Intéressante relation de la Duchesse de Dino qui a suivi Talleyrand dans son ambassade à Londres, sur la question belge et évoquant un projet de mariage entre Léopold et la fille du roi Louis-Philippe. La duchesse s’est acquittée des ordres de sa correspondante ; elle a pu remettre au prince Léopold les lettres et paquets qui lui avaient été confiés. (…) Le prince a diné hier chez Mr de Talleyrand et il n’a cessé de me parler avec tout l’attachement possible de la France, du Roi, de Madame, de la Reine, et si j’osais, j’ajouterai de Madame la Princesse Louise. Il me semble que je trouve quelque chose dans l’atmosphère de la conférence qui indique que je n’ai pas tout à fait tort de rapprocher le nom de votre jeune princesse de celui du Pr Léopold ! Il est certain que les événements du nord portent leurs fruits et que les esprits, si j’en excepte celui du Roi de Hollande et de Mr de Liéven, sont fort adoucis. Il est certain que Bülow et Wissemberg ne songent plus aux Nassau, qu’ils sont aussi pressés que la France de terminer la question belge (…). Talleyrand profite de ces bonnes dispositions et de l’obstination du Roi de Hollande pour donner une bonne image à l’Angleterre. Tous les amis sincères de la paix regrettent que Madame de Lieven ai perdu de son influence politique sur son mari, lequel avec la susceptibilité qui caractérise la médiocrité, est arrivé armé contre la supériorité de la France ; il est silencieux, renfermé dans sa propre importance (…). Les esprits sont disposés à un référendum ; la duchesse ajoute : On m’a beaucoup questionné sur l’esprit belliqueux de la France ; j’ai répondu qu’il n’était égalé que par la sagesse, la modération et le devoir du Roi de conserver dignement à l’Europe les bienfait de la Paix (…). Etc.